Vendredi Juillet 30 , 2010
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P'tites nymphos 1

L’année des hannetons ?

L’AGSP note avec satisfaction la mise sur pied par la Direction Générale de la Nature et du Paysage (DGNP) d’une opération de déplacement des familles de harles sévissant sur la plaine alluviale de l’Allondon.
Après l’échec de l’étude sur la prédation des oiseaux piscivores sur ce cours d’eau (en effet, les observer à la jumelle ne permet visiblement pas de déterminer précisément ce que mangent ces oiseaux !!), le service a organisé la capture, au moyen de filets, de plusieurs harles et les a déplacées sur le lac Léman. Cette opération sera répétée en 2010 afin de mieux documenter les effets nuisibles de ces oiseaux sur la survie des juvéniles de truites et d’ombres de ce cours d’eau. Nous relevons également avec bonheur le courrier envoyé par l’inspecteur de la faune à l’OFEV afin de soutenir et défendre le projet genevois de déversement de truites arc-en-ciel de taille capturable, sur les parcours urbains du Rhône et de l’Arve, impropres à la reproduction naturelle. Enfin, chapeau au même service pour la mise sur pied de la production d’ombrets pour le repeuplement à partir de géniteurs sauvages avec le concours d’un pisciculteur valaisan, et la collaboration avec l’AAPPMA de Thoiry pour la production de truites issues de géniteurs sauvages capturés sur l’Allondon. Bravo et merci de cet investissement pour l’amélioration de la pêche dans notre canton.

Contrat de rivières du Pays de Gex-Léman

Inauguration des bassins de rétention du Marquet, du Nant et de l'Ouye (24 juillet 2009). L'urbanisation croissante du bassin versant transfrontalier du Marquet-Gobé-Vengeron occasionne des problèmes récurrents d'inondation, en particulier sur Ferney-Voltaire (France) et Collex (Suisse). Grâce à la collaboration transfrontalière exemplaire mise en œuvre dans le cadre du contrat de rivières Pays de Gex-Léman, les risques d'inondation ont été appréhendés de manière globale, sur l'ensemble du bassin versant, afin de préserver durablement les personnes et les biens. Trois bassins de rétention, deux situés sur France et un troisième sur Suisse ont été ainsi inscrits parmi les actions à mettre en œuvre dans le cadre du contrat. Le coût de ces réalisations a été réparti entre les différents partenaires du contrat de rivières. Pour la France : SIVOM de l'Est Gessien, Etat français, Conseil Général de l'Ain et Union Européenne. Pour la Suisse : Etat de Genève, Département du Territoire. La réalisation de ces trois bassins qui s'est déroulée entre 2005 et 2008 a permis de protéger durablement contre les inondations Ferney-Voltaire et le hameau de Vireloup sur la commune de Collex.

Merci Robert CRAMER !!

IP-55-RCA l’issue de ses trois mandats à la tête du DT, nous tenons à remercier chaleureusement «notre» Conseiller d’Etat de tutelle pour toute l'énergie, le soutien, et l’amitié qu’il nous manifestés durant ces douze dernières années. Nous souhaitons à Robert CRAMER plein de succès dans la poursuite de sa carrière politique de Conseiller aux Etats à Berne; et qui sait… peut-être sera-t-il le premier Conseiller Fédéral issu des Verts genevois ?! En tous cas nous le lui souhaitons ... et également pour la pêche et les pêcheurs !


Conclusions de l’étude sur les plantes aquatiques du lac Léman

(GREN sur mandat du SECOE) L’étude des macrophytes de la Rade et de Port Choiseul en 2008, ainsi que les comparaisons effectuées avec les données anciennes de 1972 et de la fin des années 90, ont permis de décrire l’évolution générale de la richesse et de l’abondance des différentes espèces présentes. Avec 17 espèces dans la Rade et 8 espèces à Port Choiseul, la richesse en macrophytes est satisfaisante, compte tenu des données historiques. L’importante progression récente des characées aurait pu faire craindre une banalisation de la flore aquatique, comme cela s’était produit dans les années 80 avec la prolifération de Potamogeton pectinatus. La diversité des habitats sur la beine lacustre permet encore aux espèces les plus sensibles de se maintenir. Le développement noté des characées est un signe encourageant relativement à la santé du Léman. L’extension des herbiers, en particulier dans les zones les plus profondes, ne pose pas de problème de gestion. Au contraire, elle est profitable à la faune aquatique, directement par exemple pour le brochet ou les écrevisses et indirectement pour les oiseaux d’eau qui se nourrissent de la macrofaune fixée sur les characées. S’il faut relever des aspects négatifs au développement des macrophytes en 2008, il s’agirait principalement de problèmes liés aux ports peu profonds (< 3m d’eau) et au nettoyage des grèves sur lesquelles les characées viennent s’échouer par grands vents, principalement en fin d’été et en automne. Le plan de gestion du faucardage des plantes aquatiques, mis en place en 2000 et mis à jour en 2008, a fait ses preuves. Les directives données sont d’actualité et doivent être appliquées au mieux par les équipes du SEE. Il faut relever que le principal problème des années 2000-2003 était la prolifération d’Elodea nuttallii qui créait une gêne pour la navigation et la baignade. Les efforts consentis ont portés leur fruits et actuellement, cette plante ne pose plus guère de problèmes, à suivre toutefois …
Une attention particulière doit être donnée au suivi des potamots à grandes feuilles (Potamogeton lucens, P. perfoliatus et P. decipiens) qui sont rares à Genève et doivent être protégés. Finalement, les différentes études de la végétation aquatique depuis plus de 30 ans ont permis d’accumuler des données utiles pour le suivi biologique du Léman dans son ensemble ; la valeur bioindicatrice des macrophytes, utilisée à l’échelle de plusieurs décennies, montre un intérêt certain et devrait contribuer à promouvoir de futures investigations concernant les macrophytes du Léman.




Dernière modification le Mercredi, 06 Janvier 2010 12:45

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