Mardi, 16 Juin 2009 11:57

Toutes les p'tites nymphos du journal

par Administrator
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Le pilotage des barrages genevois sous la loupe d'un groupe d'accompagnement Le Conseil d'Etat a institué un groupe d'accompagnement consultatif pour la gestion du Rhône et de l'Arve. Il succède au groupe de travail concernant les vidanges du barrage de Verbois, dont le rapport final a été accepté par le Conseil d'Etat le 8 octobre 2008. Les recommandations figurant dans le rapport final recommandent la création d’un groupe d’accompagnement consultatif afin de faire participer pleinement la société civile aux processus de gestion et de pilotage des grands barrages genevois dans un souci de développement durable. Constitué de représentants des collectivités publiques, des principaux utilisateurs économiques des cours d'eau ainsi que des milieux de la pêche et de la protection de la nature, le groupe devra notamment se prononcer sur l'opportunité et les conditions d'une future vidange du barrage de Verbois, opération suspendue depuis 2003.

L’(H)ArlésienneLes harles genevois doivent être les plus heureux du monde: il aura en effet fallu à la DGNP deux ans de recherches intensives pour conclure qu’observer ces oiseaux à la jumelle ne permet pas d’identifier avec certitude leur régime alimentaire ! Le service s’est toutefois engagé à analyser des contenus stomacaux à l’avenir, mais sans donner d’échéance. On peut donc imaginer que les estimations des suivis piscicoles, qui tendent à montrer que quelques familles de harles suffisent à faire disparaître la quasi totalité des alevins que l’Allondon produit annuellement, mettront du temps à être confirmées. Les harles peuvent donc dormir tranquilles. Il faudra en effet bien quelques années pour trouver une méthode permettant d’analyser le contenu d'un estomac sans tuer l’animal. Gageons que les pêcheurs seront mis à contribution pour retrouver des oiseaux morts de vieillesse par exemple, ou pour attraper des oiseaux vivants à l’aide de filets à papillons !

Dis maman ... pourquoi le monsieur il est tout nu ?Le Grand Conseil d'Appenzell Rhodes Intérieures a proposé le 9 février 2009 à la Landsgemeinde une modification des contraventions de police de droit cantonal. Il a soumis à contravention le fait de se promener entièrement nu et l'infraction est dorénavant poursuivie d'office. A Genève, dès les beaux jours, la plaine alluviale d’importance nationale de l’Allondon continue de servir de “club de rencontre” aux très nombreux “poilistes” genevois sans qu’ils soient du tout inquiétés. Autres lieux, autres moeurs !!
Kilomètres de cours d’eau pêchables à GenèveA Genève, onze cours d'eau sont ouverts à la pêche, sur une longueur totale d'environ 98 km. Pour rappel, il s'agit du Rhône (25 km), de l'Arve (9 km), de l'Allondon (8,5 km), de la Versoix (10,5 km), de la Drize (6 km), de l'Hermance (6,5 km), de la Laire (7,5 km), de la Seymaz (5,5 km), du Brassus (4 km), depuis 2005, de l’Aire (8 km) et enfin, depuis 2009, du Foron (9 km). Les plus fréquentés sont le Rhône, la Versoix, l'Arve et l'Allondon.
CachotteriesMais où est donc passé le suivi piscicole de la Versoix réalisé en 2007 ? Celui de l’Allondon a pourtant été publié sur le site de la DGNP, bien qu’il mette en avant l’ impact majeur des harles sur les salmonidés de cette rivière. On pressentait alors que celui de la Versoix allait être encore bien plus défavorable à ces oiseaux piscivores .... ceci explique t-il cela ?
Foron et parcours limitrophes : du nouveau pour 2009 !Jusqu’à aujourd’hui, la pêche sur le Foron était interdite aux porteurs du permis de pêche genevois. Contrairement aux autres cours d'eau limitrophes, les deux rives du Foron sont françaises en vertu du traité de Turin de 1816. En conséquence, la frontière nationale se situe sur la rive suisse (hauteur moyenne des eaux) et non pas au milieu du cours d'eau. Conformément aux accords passés avec les partenaires français, qui stipulent que la permission de pêcher avec le permis genevois se limite à la pêche depuis la berge suisse, dès cette année, tous les tronçons de rivières genevois limitrophes avec la France (sauf le Rhône) n’ont été ouverts à la pêche que le 14 mars 2009. Il ne reste plus qu’à nos amis français à adopter les mêmes réglementations en ce qui concerne le nombre de captures autorisées par jour et les tailles légales. Malheureusement cela risque d’être beaucoup plus difficile puisque la réglementation de la pêche se négocie au niveau national en France. Pour une fois que la Suisse est plus rapide ...
L'abattage de hérons cendrés devant le Tribunal fédéralL'Association suisse pour la protection des oiseaux ASPO et Pro Natura recourent auprès du Tribunal fédéral contre la décision du Tribunal cantonal fribourgeois autorisant les pisciculteurs à abattre de manière ciblée les hérons cendrés qui causent leur des dommages.

La protection des hérons cendrés n'est pas absolue: les tirs sont tolérés là où ces oiseaux causent des dégâts. Le Service fribourgeois des forêts et de la faune a autorisé quatre pisciculteurs à tuer de manière ciblée quelques hérons cendrés. Appartenant certes à une espèce protégée, ces oiseaux ont causé des dégâts importants dans des exploitations piscicoles et ont donc pu être tirés. En février 2007, l'autorisation d'abattre les oiseaux a été prolongée de deux ans à juste titre. Les organisations de protection des oiseaux et de la nature ont interjeté recours contre cette décision auprès du tribunal cantonal. Elles ont été déboutées. Dans son arrêt, l'instance judiciaire suprême du canton de Fribourg a considéré qu'on ne pouvait pas attendre des pisciculteurs qu'ils tendent des filets contre les hérons friands de poissons, vu le coût de l'opération. Cet argument est tout à fait compréhensible dès lors que « lesdites mesures non létales » supposent très rapidement des investissements se chiffrant par dizaines de milliers de francs.

L'ASPO et Pro Natura n'ayant pas pu accepter cette décision, elles ont recouru au Tribunal fédéral. Les deux organisations avancent comme argument que 1'400 hérons cendrés ont déjà été tirés ces dix dernières années dans les piscicultures en cause, ce qui constitue dans le canton une menace pour cette espèce protégée, selon le communiqué de presse. Cette pratique décimerait plus d'oiseaux que les couples nicheurs n'en engendrent vu que deux jeunes par couple en moyenne parviennent à s'envoler. De plus, les hérons ne se nourrissent pas seulement de poissons, mais cherchent leur pitance dans les champs, par exemple sous forme de souris. Aussi vrai cela soit-il, les poissons - s'il y en a - restent la proie privilégiée des « pêcheurs à plumes ». Espèce non menacée La population des hérons cendrés n'est plus menacée en tant qu'espèce et ne court aucun danger immédiat. C'est pourquoi l'UICN (Union internationale pour la protection de la nature) à Gland/VD a classé il y a deux ans le héron cendré dans la catégorie LC (Least Concern), la catégorie des oiseaux les moins menacés. Il est vrai que la population des hérons cendrés augmente sans cesse depuis 1970. D'environ 400 individus à l'époque, on a passé en Suisse à quelque 1'400 couples nicheurs, à en croire les sources de Birdlife Suisse. Durant le semestre d'hiver 2007/2008, les ornithologues ont recensé environ 1'600 Individus sur les cours d'eau. Les oiseaux qui se tiennent à l'écart des cours d'eau ne sont pas compris dans ce chiffre.

N'oublions pas que le rapport «Graureiher und Fischerei» datant de 1984 prévoyait déjà, sous la surveillance des cantons, les tirs sélectifs de hérons cendrés dans des piscicultures commerciales d'importance. Pro Natura et la Station ornithologique de Sempach faisaient partie du groupe de contact « héron cendré » qui a rédigé le rapport en question. La situation juridique est claire Ce rapport tout comme ses conclusions et ses recommandations sont toujours valables, bien que les protecteurs des oiseaux et leurs alliés souhaiteraient qu'il reste lettre morte. Il en va de même des plans de mesures cormoran. Vu que les bases juridiques tolèrent clairement des tirs sélectifs de hérons cendrés et de harles bièvres, on peut espérer que le Tribunal fédéral décidera que les organisations requérantes ont tort une fois pour toutes.

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