Quand on lit : "les poissons destinés à la consommation qui ne remplissent pas les dispositions de protection et qui sont jugés non viables par les pêcheurs à la ligne doivent être immédiatement mis à mort et remis à l’eau", on comprend que le législateur nous laisse le choix de juger si le poisson est viable. Pour notre part, nous sommes persuadés que le poisson sera viable dans le 99 % des cas et cela étant, nous ne le tuerons pas et le laisserons repartir dans le cours d'eau en espérant qu'il parvienne à survivre (pour ça il vaut mieux les pêcher à la mouche et sans ardillon !). Donc le législateur fait confiance au jugement du pêcheur ... ce qui nous semble adéquat et intelligent !
Ce qui est beaucoup moins intelligent, c'est de crier “au loup" et de rameuter les éternels râleurs “anti-tout” ou les mal informés de tous bords, comme le fait M. BREGANTI.
(Lire l’article complet de la TdG du 5 juin 2006 en cliquant sur le lien ci-dessous) :www.tdg.ch/geneve/actu/cormorans-harles-enervent-pecheurs-2009-06-04
Le « Riverwatch » du WWF a besoin du soutien des pêcheurs ! Si vous avez connaissance de projets de petites centrales hydroélectriques, merci de les communiquer. Formulaire d'annonce ici : www.sfv-fsp.ch/fr
Références supplémentaires: Office fédéral de l'environnement OFEV Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. M. Hansruedi Siegrist, chef du groupe de travail «Bases pour l'application techniques» du projet Stratégie MicroPoll, division Génie civil, EAWAG, tél. 044 823 50 54
Que sont les micropolluants?
Les micropolluants sont des composés traces organiques ou des métaux lourds détectés dans les eaux à des concentrations très faibles (de l'ordre du microgramme ou du nanogramme par litre). Ces substances entrent dans la composition de produits phytosanitaires et de nettoyage, de cosmétiques, de médicaments, etc. Or, pour certains de ces composés, de très faibles concentrations peuvent déjà avoir des effets néfastes sur les écosystèmes aquatiques. A preuve: une concentration d'un milliardième de gramme par litre revient à peu près à diluer la substance active d'un comprimé contre le mal de tête dans une piscine de 25 mètres. Des études ont montré les effets toxiques de plusieurs substances dans les eaux suisses. Ainsi, les perturbateurs endocriniens entraînent la féminisation des poissons mâles et certaines substances actives de médicaments portent atteinte aux poissons et aux écrevisses. Ces problèmes touchent les cours d'eau recevant une forte proportion d'eaux épurées et ont été confirmés par des études en Allemagne, aux Pays-Bas, au Canada et dans d'autres pays. Les ressources en eau potable utilisées par la population ne sont pas menacées, mais des mesures de protection des usagers sont néanmoins nécessaires, à titre préventif. Enfin, il faut poursuivre les mesures à la source. La mise en évidence des micropolluants dans les eaux suggère que la législation en vigueur sur la commercialisation et l'utilisation des substances n'atteint pas le but escompté dans sa forme actuelle, et ne permet de réglementer que quelques substances et groupes de substances.